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 Jardinage

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Ethel Halloway
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MessageSujet: Jardinage   Mer 5 Sep - 8:25

20 Juillet 1941

Ce qu'il y avait de bien lorsqu'on était une sorcière, c'est qu'on avait peu à craindre des guerres moldues, un simple sort repoussait les bombes lorsqu'on ne voulait pas qu'elles tombent. Ce qu'il y avait de bien à être une sorcière dans une famille riche, c'est que même les restrictions de nourriture et de vêtement n'étaient qu'un ennui mineur. Et ce qu'il y avait de très bien lorsqu'on s'appelait Ethel Halloway, c'était qu'on avait tout l'été pour profiter de la grande demeure familliale loin de Londres et des pleurs.

Ne pensez pas qu'Ethel était insensible à la misère et la peur ambiante. Non, elle se faisait beaucoup de soucis pour ses 'protégés' et principalement pour Riddle dont elle connaissait le secret. Le pauvre était déjà pas bien gras, ce n'était pas un été à l'orphelinat qui allait le remplumer. Mais elle ne se voyait pas aller lui offrir des fruits, il l'aurait mal prit, ni demander à ce cher Abraxas de le faire de peur d'exarcerber la rivalité entre eux.

Elle s'arrêta un moment d'arroser ses rosiers et se releva, rêveuse, le sourire aux lèvres. Le vent joua un moment avec le bas de sa robe bleu pastel serrée à la taille par un large ruban argenté. Elle n'avait mit aucun bijou et avait posé son chapeau à l'entrée de la serre, les larges bords de se dernier l'empêchaient de se pencher correctement.

Elle en avait de la chance d'être fiancée à un homme pareil. Un sang pur, une bienveillance et une douceur alliée à une force et une fermeté tout à fait de bon aloi, Abraxas était comme un père et un modèle pour tous les élèves de Poudlard. Et ils s'entendaient vraiment bien tous les deux. Oui, elle était heureuse de devenir sienne un jour. Et elle ferait de son mieux pour le servir même si elle comptait bien terminer ses études et devenir avocate. Le ministre Selwyn n'était-elle pas la preuve vivante que l'on pouvait être femme, de sang pur, et travailler ?
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Astraea Selwyn
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MessageSujet: Re: Jardinage   Sam 22 Sep - 11:20

Ce qu’il y avait de bien lorsque l’on était une femme, c’était que votre présence n’était pas requise au front. Ce qu’il y avait de bien lorsque l’on était une sorcière, c’était que de toute manière, le front ne vous concernait pas plus. Et ce qu’il y avait de très bien à être ministre de la Magie, c’était que l’on pouvait s’absenter quand l’envie se faisait ressentir, sous l’excuse officielle du traditionnel « voyage d’affaire ».

Bien évidemment, Astraea ne s’était jamais sentie coupable de quitter ses responsabilités pour quelques heures – les scrupules et autres remords, connaît pas. Sans quoi elle aurait passé ses nuits à se retourner dans son lit, regrettant la mort de tel déserteur ou le coma de tel abruti ayant chipoté à la magie noire. Non, Astraea s’était vite faite une raison : si elle voulait demeurer une figure emblématique de l’efficacité et du courage, il fallait sans nul doute placer les sentiments – bons comme mauvais – de côté. Après, c’était l’affaire de l’improvisation.

Bref ! Oui, bref ! Elle laissait trop dériver ses pensées ces derniers temps, c’en était frustrant. Il suffisait qu’elle se focalise sur un fait, un problème mineur qui la rongeait, et d’autres images s’imposaient dans son esprit, la laissant glisser sur une toute autre pente, une nouvelle contrée. Si bien qu’au bout de trente minutes, elle revenait à elle, vidée, sans avoir réglé quoi que ce soit. Rien n’allait plus. Astraea était fatiguée, minée, incapable d’agir correctement. Trop pression, peut-être, une accumulation de mauvaise nouvelles, sans doute, avaient fait d’elle le spectre de sa rigueur et son austérité. A cette regrettable métamorphose, un seul remède : la promenade. Loin. Dans un endroit distant de Londres, dénué de sirènes, de poussières, de cris fantomatiques et de retraites vers les abris. Elle avait donc transplané selon son humeur, se laissant apparaître sur un ravissant chemin de campagne où le vent jouait avec les blés, et où le soleil dardait l’herbe verte et tendre. Elle s’était immédiatement senti détendue, relâchée de cette étreinte quotidienne qu’était la responsabilité. Personne en vue, pas un être, pas un souffle autre que le sien, saccadé ; enivré de tant de liberté. Pour la première fois de sa vie, elle s’accorda un luxe : elle passa une main calleuse dans ses cheveux, les rejeta en arrière, au gré des brises et des chants d’oiseaux, les laissant onduler en une vague noire et rêche. Elle se surprit même à fermer les yeux, et à avancer d’un pas léger, aveugle, sa bouche cassée en un sourire asymétrique. Son corset lui imposait malgré tout une démarche noble et conquérante, ce qui en fin de compte n’était pas plus mal ; elle ne pouvait honnêtement pas se permettre un relâchement total… Mais Merlin que cela aurait pu être bon !

Elle avançait dans le noir, ou plutôt une obscurité claire : les rayons estivaux confrontaient ses paupières closes d’un caresse bienveillante, onctueuse, tandis que les bruits riaient et dansaient autour d’elle. Ici elle reconnut le battement d’une aile, là le ronronnement paresseux d’un chat, et sur sa gauche le clapotement discret d’un peu de pluie…

D’un peu de pluie…

Elle abandonna sa cécité factice, revenant à un semblant de réalité éhontée. Combien de temps avait-elle ainsi progressé ? Elle n’aurait vraiment su le dire, et honnêtement, elle s’en fichait. En revanche, elle ne pouvait ignorer les yeux ronds et presque choqués de la jeune fille à la robe bleue, paralysée entre les motifs de son jardin, et la dévisageant d’une gourmandise peu contenue. Un arrosoir pendait lamentablement entre ses doigts, achevant d’arroser un massif de rosiers ; la pluie…

La ministre se replanta sur terre avec la violence d’un ouragan, ses méninges s’enclenchant à une vitesse urgente. Si cette jeune délurée l’observait avec autant de consternation, alors elle connaissait son identité ; elle était alors parfaitement consciente de faire face à la ministre de la Magie, Astraea Selwyn. Et par conséquent, elle devait être une sorcière. Amie ou ennemie en revanche, elle n’en savait rien. Astraea avait appris à être prudente, préservant ainsi sa vie pour une très longue période. Discrètement, sans décrocher le regard de l’intriguée et intrigante, elle glissa une main dans les revers de sa robe, empoignant solidement sa baguette magique.

Pas de précipitation, rester calme. A la moindre allure suspecte, c’était le carnage.

- Eh bien bonjour, lança-t-elle prudemment.
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Ethel Halloway
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MessageSujet: Re: Jardinage   Jeu 27 Sep - 5:09

Le bruit d'une voix arracha Ethel à ses rêves romantiques et eveillés. L'arrosoir avait épuisé ses reserves et l'arbuste en était presque noyé le pauvre. La jeune fille se traita mentalement d'idiote, faisant attention à ne pas froncer les sourcils pour ne pas faire naître de rides incongrues.

Elle regarda autour d'elle. Le calme de la campagne ensoleillée était vraiment très agréable après un an passé dans les couloirs bruyants de Poudlard mais ce n'était pas ça qui retenait son attention.

Est-ce qu'elle revait ? Elle se serait bien pincé pour vérifier mais il aurait été étrange de voir une marque rouge sur sa peau si pâle. Qu'est ce que le ministre de la Magie faisait ici ? Sur ce petit chemin de terre qui bordait sa propriété ? Astraea Selwyn ! La seule, la vraie, l'unique ! Elle cligna deux fois des yeux pour être sure qu'elle ne rêvait pas puis du se rendre à l'évidence. Son idole se dressait devant elle, l'air presque détendue.

"Bonjour Madame le Ministre !"

Répondit-elle enfin d'une voix douce avant de se porter, sans précépitation inconvenante vers la femme, sans se rendre compte qu'elle avait, dans sa surprise, oublié de reprendre son chapeau.

"C'est un honneur pour moi de vous rencontrer, vraiment ! Vous voulez une tasse de thé ? Mais je suis vraiment impardonnable, j'ai oublié de me présenter. Je suis Miss Halloway."

Elle lui fit une rapide mes chaleureuse révérance après avoir hésité à lui tendre la main. Oh ! Elle aurait voulu qu'Abraxas soit la ! Il ne la croirait jamais ! Et puis elle se sentait toujours moins bête quand il était dans le coin.

"Je vous admire vous savez. Vous avez réussi à prouver à la communauté sorcière que les femmes pouvaient, elles-aussi, être fortes et mener de front, une vie à elle, et une carrière. Vous êtes un exemple pour nous toutes. J'espère que j'arriverais à vous ressembler après mes études."

Et le pire, c'est qu'elle était parfaitement sincère !
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MessageSujet: Re: Jardinage   Ven 12 Oct - 17:33

Sa main n’était pas moite, juste ferme. Elle serrait sa baguette magique avec une force parfaitement contrôlée, prête à enchaîner pluie de sorts et maléfices en moins d’une fraction de seconde. Si cette jeune fille démontrait le moindre trait suspect, elle envoyait valser son cadavre dans les massifs d’hortensia. C’était ce que l’on appelait de la négociation rapide. La poitrine raide de la ministre se souleva subrepticement, seule marque de son inquiétude intérieure… Pour le reste, elle se dressait parfaitement impassible, comme un arbre majestueux au faîte de sa vitalité.

L’adolescente ouvrit la bouche, ses prunelles pétillèrent… Peut-être pour hurler une incantation ? Elle raffermit l’emprise sur sa baguette.

- Bonjour, Madame la Ministre !

Oh l’agréable surprise ! L’intéressée avait une voix douce et émerveillée, pareille à cette petite brise qui se glissait entre les rayons de soleil. Et quel soulagement que de sentir l’étreinte angoissée se desserrer aussitôt, ne laissant place qu’à un étonnement ravi. La jeune fille se hâta d’avancer à la hauteur d’Astraea, diffusant une odeur de pain frais et de biscuit au chocolat.

- C'est un honneur pour moi de vous rencontrer, vraiment ! Vous voulez une tasse de thé ?

Oh la charmante enfant ! Oh la ravissante créature ! Comme elle était humble et raisonnée ! Enfin une parfaite patriote qui appréciait Astraea comme il se devait : avec reconnaissance. Une tasse de thé ? Mais volontiers ! Pourquoi s’en priver, par une si belle journée d’évasion.

-Mais je suis vraiment impardonnable, s’excusa la petiote. J'ai oublié de me présenter. Je suis Miss Halloway.

Halloway ! Un nom aussi charmant qu’elle le laissait deviner. Astraea bomba le torse, se permit un sourire à demi-teinté d’orgueil, et fit un geste de la main pour signifier que « voyons, ma chère, ce n’était point grave, voyons ! »

En revanche, elle ne répondit pas à la courbette – il ne fallait pas exagérer. Et quand Ethel lui avoua être l’une de ses fervente admiratrice, l’une de ses supporter les plus fervente, la ministre explosa littéralement de bonheur !

-Oh ma chère amie ! s’exclama-t-elle. Si je veux prendre une tasse de thé ? Mais ce sera avec un plaisir non feint ! Entre femmes, nous avons tellement de choses à nous dire ! Oh ! Vous avez reconnu mon désir d’expansion de la condition des femmes. Prenons des cookies avec le thé, voulez-vous ?

Et elle attrapa Ethel par le bras, reconnaissant à peine sa façon d’agir ; tant elle s’extasiait de pareille dévotion.

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"Nous devions entamer les négociations préventives,
L'individu refusa de coopérer.
De prévention, nous passâmes aux muscles ;
L'affaire fut conclue dans un bain de sang."


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MessageSujet: Re: Jardinage   Mer 17 Oct - 4:47

Ethel avait encore du mal à se rendre compte de l'honneur qu'on était en train de lui faire qu'Astraea prit son bras, acceptant avec une courtoisie qui n'était pas du tout dans sa réputation la tasse de thé proposée. La jeune fille était seule chez elle aujourd'hui, ses parents ayant du se rendre à une après-midi chez une de leurs relations. Ils avaient bien sûr proposé à Ethel de les accompagner mais la jeune fille qui souffrait alors de migraines leur avait assuré qu'elle préférait rester dans la demeure familiale.

Elles étaient donc seules (car bien entendu les domestiques ne comptaient pas) et ce n'était pas plus mal parce que ses parents, élevés à une autre époque, n'admiraient pas autant qu'elle le travail du ministre. Son père la trouvait trop 'décidée' pour une femme de bonne famille et sa mère trouvait inconvenant qu'une femme travaille. Surtout une femme de la grande famille Selwyn !

Elles suivirent toutes les deux le chemin de gravier entouré de fleurs qui menait à l'entrée principale. C'était surtout Ethel qui s'occupait du jardinage et à la fin de l'été, les fleurs étaient souvent très belles.
La porte s'ouvrit et la jeune femme demanda d'une voix douce que le thé soit servit dans le salon. Elle lâcha alors le bras de la ministre et la précéda dans le couloir avant de la mener jusqu'au salon. D'un simple geste de la main, elle lui désigna un fauteuil, s'assit elle même dans celui d'en face et regarda un moment son idole.

"Je ne m'attendais vraiment pas à vous voir dans les parages."

Une affreuse idée lui vint alors à l'esprit et une ombre passa sur son visage tranquille.

"Il n'y a pas eu d'horribles meurtres dans les parages au moins ? Y a-t-il un danger quelconque ? C'est que mes parents sont sortis et..."

Elle se leva rapidement et tendit sa main vers le cordon pour appeler un domestique et lui demander de prévenir ses parents de ne pas rentrer tout de suite. C'est que ce coin était tellement perdu, oublié du reste du monde qu'il était difficile de ne pas y oublier la guerre.
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MessageSujet: Re: Jardinage   Sam 27 Oct - 17:06

A mesure que leurs pas crissaient dans le gravier, les deux femmes osaient à peine se regarder. Ethel par respect, Astraea par méfiance. Maintenant qu’elle y repensait, franchir le premier seuil venu relevait d’une inconscience digne du plus novice des employés. Néanmoins, cette jeune fille paraissait si charmante et inoffensive qu’imaginer un guet-apens était tout bonnement absurde. Elle avisa Miss Halloway du coin de l’œil. Non, vraiment ! C’était invraisemblable !

« Mais pense à Médérick Spencer, s’ordonna-t-elle intérieurement. Lui qui s’est retrouvé assassiné par sa propre maîtresse ; comme quoi l’Ennemi peut prendre les formes les plus diverses. »

D’un geste discret, elle ferma à nouveau ses doigts rigides sur sa baguette. Son cœur s’était mis à battre avec plus d’intensité. Ethel ouvrit la porte, invita la ministre à entrer, ce qu’elle fit non sans jeter nombre de regards furtifs dans tous les coins du vestibule. Pas une ombre ne vint troubler la première impression qu’avait dégagée Ethel : celle d’une femme issue d’un petit milieu intègre, calme, sans histoires. Un pendule oscillait tranquillement dans une horloge de grand-mère et un chat se pelotonnait sur une causeuse de noble aspect.

Le thé devait être servi dans le salon, une pièce aussi confortable et chaleureuse que l’on pouvait l’espérer. « Cosy » aurait dit la ministre. L’étau d’anxiété qui compressait les entrailles d’Astraea se desserra subitement : non mais vraiment ! Il était stupide d’avoir cru si douce personne capable des pires méfaits. Avec du recul, l’invraisemblable de la chose laissait place au ridicule. La ministre se laissa tomber dans un fauteuil que lui présentait Miss Halloway, laissa parler son hôte, et répondit d’une voix rauque mais posée :

- Pour vous avouer la pure vérité ma chère, je ne m’attendais pas non plus à fréquenter pareil endroit - dans un sens positif, bien sûr.

Elle se rendit cruellement compte combien cela lui faisait du bien de parler à une semblable ; à une femme entière et non à un troupeau d’hommes dégénérés. Elle pouvait abandonner ses dehors rustres pour une personnalité plus flexible, plus suave.

- Mais de ces temps-ci, continua-t-elle, je ressens souvent le besoin de m’extraire de ce quotidien marqué par le stress du travail. Les responsabilités. La situation actuelle est abominablement dure, et il faut des nerfs d’acier pour rester intact face aux évènements.

Elle se pencha en avant avec des airs de conspiratrice.

- C’est pour quoi je fuis le ministère quand la pression devient insupportable. Une sorte de…. retrouvaille sereine avec soi-même, vous comprenez ? Mais je vous rassure d’emblée, s’empressa-t-elle d’ajouter en voyant le regard soudain affolé d’Ethel, qu’aucune menace actuelle ne pèse sur ces lieux. Et de toute manière, au vu de votre bâtisse, je devine de solides protections établies en périphérie, n’est-ce pas ?

HJ : Comment tu fais pour obtenir d'aussi belles couleurs pour tes textes ? Je suis jaloux, là.

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MessageSujet: Re: Jardinage   Jeu 8 Nov - 23:02

Aucune menaca ? Venue ici pour se reposer et évacuer le stress ? Si c'était le ministre de la magie qui le disait. Mais l'image de femme forte que dégageait la sorcière était bien trop ancrée dans l'esprit de l'adolescente que l'idée même qu'Astraea puisse avoir besoin de se détendre lui paraissait hautement improbable. Cela dit si elle mentait, elle devait avoir ses raisons et ce n'était pas à une élève de Poudlard de la reprendre aussi la jeune fille se contenta de sourire, visiblement soulagée et de se rasseoir devant son invitée. Ils étaient une bonne famille anglaise et il n'y avait aucune raison pour que le ministre ne les mette en danger, donc si elle avait accepté de prendre un thé c'était que tout allait bien.

Consciente de ses devoirs d'hôtesse, Ethel servit le thé chaud dans deux tasses en procelaine fine et servit quelques gâteaux secs avant d'en prendre pour elle aussi. Le thé n'était pas en angleterre aussi important qu'on disait qu'il était en asie mais c'était également tout un rituel.

"Prenez vous du lait ? Du sucre peut-être ?"

Elle sourit et poussa le sucrier et la petit pichet de lait vers Astraea pour qu'elle se serve avant de reprendre la conversation là ou elles l'avaient laissée.

"En effet, nous disposons de toutes les protections anti-moldus de rigueur, ainsi qu'une protection aérienne. Mon père fait partie du Conseil et nous avons donc bénéficié d'une protection quasiment totale mais un accident est si vite arrivé que l'on est jamais trop méfiant n'est ce pas ?"

Difficile d'imaginer Ethel méfiante mais il ne fallait pas totalement se fier aux apparences. Elle était une sorcière accomplie, la future Mme Malfoy et une fille intelligente qui plus était.

"Que me conseillerez-vous pour éviter au maximum les ennuis ?"

Demanda-t-elle soudain en jouant distraitement avec sa bague de fiancailles...


Dernière édition par le Lun 26 Nov - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jardinage   Lun 12 Nov - 17:11

« Oui, se rassura aussitôt Astraea en se laissant aller dans son fauteuil. Oui, sa maison est très certainement protégée. »

Il n’y avait qu’à voir l’air serein d’Ethel, ses gestes sûrs et pleins d’enthousiasme pour se renforcer dans cette opinion. « Femme tracassée renverse le thé » comme disait le proverbe. Or, ici, il faisait tellement calme, tellement doux qu’il semblait impossible de s’imaginer que nous étions en temps de guerre, que des gens mouraient sur les champs de batailles ou que des Avadas Kedavras étaient lancés sans la moindre scrupule. Décidément, mieux qu’une promenade dans la campagne, la ministre avait trouvé un véritable et efficace remède à ses maux.

Ses yeux sombres se posèrent sur l’élégant mobilier, la cheminée endormie, l’horloge imperturbable… Qu’il devait être bon et douillet de vivre dans pareil endroit les jours de pluie ; lorsque que le vent battait les fenêtres, que les gouttes martelaient le toit et que le feu craquait comme un Diable.

L’espace d’un très court instant, elle jalousa férocement la vie d’Ethel Halloway. Cette fille avait tout pour être heureuse et épanouie, tandis qu’elle, Astraea Selwyn, devait vivre en course entre son manoir froid et vide et son bureau au ministère. Rien de réjouissant en somme. Ecouler ses heures à éplucher des dossiers classés confidentiels, à s’entraîner dans des programmes à très hauts risques ou encore à supporter jour après jour la sale gueule de ce pourri de Cauldwell.

Mais l’instant présent ne se devait pas d’être à l’amertume et au dépit : il fallait profiter, se détendre, se ressourcer totalement. La ministre tendit sa tasse de thé, accepta avec un sourire le nuage de lait et la cuillerée de sucre et porta le liquide à ses lèvres. Un bon petit thé bien anglais, comme il se devait de l’être. La conversation reprit son cours, s’agréant au fil de la politesse et des regard éloquents. Ainsi donc, comme elle l’avait si pertinemment supposé, la maison jouissait d’une importante source de protection. Une bonne chose. Mais cela suffirait-il ? Elle avait eu vent d’une rumeur plutôt désagréable ; un bruit selon lequel Valéria Flavia aurait développé une technique occulte extrêmement puissante permettant de briser les enchantements majeurs. Une telle chose était-elle possible ? La magie se résumait-elle à cela, en fin de compte ? A toujours exiger de se surpasser, encore et encore, jusqu’à atteindre le seuil de l’impensable ? Astraea se sentit soudain envahie par une bouffée de haine à l’égard de Valéria. Elle avait déjà pris la main de Pietra ; mais de Valéria, elle désirait le cœur.

Le timbre aussi mélodieux qu’une comptine d’Ethel ramena soudain la ministre à la réalité. Comment faire pour éviter les ennuis ? Eh bien ! Voilà une question fort singulière ! Ne pas travailler au ministère, cela était un fait, et…

-Priez Merlin pour que personne ne s’intéresse à vous, Miss Halloway, répondit Astraea avec un rictus navré. La guerre, voyez-vous, est comme la poussière ; il suffit de la balayer pour qu’elle se répande partout.
Elle dégusta une nouvelle gorgée de liquide chaud.

- Vous ne vous perturbez pas en vain, s’empressa-t-elle d’ajouter en voyant l’air épouvanté de son hôte. Je ne vois vraiment pas pourquoi Grindelwald débarquerait au beau milieu de votre jardin – si bien entretenu, par ailleurs. En attendant, je ne peux que vous conseiller de vivre pleinement, aux côtés de votre… hum…
Au fait, était-elle seulement mariée, cette gamine ? Les prunelles attentives de la ministres glissèrent sur divers objets, s’arrêtant sur les cadres, voltigeant à nouveau, pour tomber sur… ah ! Un cadre doré présentant un couple heureux ! L’on pouvait y voir une admirable jeune fille assise dans un barque qui se protégeait du soleil à l’aide d’une ombrelle de fine soie, tandis qu’un homme bouffi d’élégance maniait la rame, les lunettes de travers, le sourire aux lèvres.

- … de votre compagnon ? se risqua la ministre en désignant le cliché d’un mouvement du menton.

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MessageSujet: Re: Jardinage   Mar 27 Nov - 2:10

Astraea comme la jeune fille nommait familièrement la ministre en pensée, avait l'air calme mais pensive. Ethel était à mille lieux d'imaginer la jalousie et les reflexions que son mode de vie inspirait à son invitée. Elle avait toujours vécu ainsi, dans le luxe et l'oisiveté chez ses parents, entourée d'amis et de son compagnon lorsqu'elle était à Poudlard. Elle avait du mal à imaginer que le monde extérieur puisse être autre chose que beauté et magie. Mais elle savait bien qu"'il en était autrement. Il suffisait de voir le jeune Riddle, son protégé, si brillant mais si sombre, solitaire, et si pauvre. La jeune serdaigle passait pas mal de temps à calmer les choses entre Abraxas et Tom. A croire qu'ils étaient totalement incompatible. Pourtant ils n'étaient pas vraiment différents. Ils avaient les mêmes facilités, la même aura étrange qui la fascinait. Peut-être était-ce ça le problème. Ne dit-on pas que les opposés s'attirent tandis que les similaires se repoussent ?

"Et la poussière se pose partout, quelque soit le prix de l'objet ou sa valeur intrasèque. Elle recouvre à l'aveuglette sans se soucier de ses victimes. Lorsqu'elle s'accumule, elle forme des moutons qui servent d'abris a d'autre plaies comme les bactéries, les microbes ou si vous préférez, la famine et la misère."

Ne pas prendre Ethel pour une imbécile. Surtout si vous vous utilisez des métaphores ménagères. La jeune fille en connaissait un rayon sur la poussière. Ils avaient beau avoir du personnel, Madame Halloway avait veillé à ce que sa petite fille soit une ménagère accomplie et pour bien surveiller les servantes, il fallait connaître leur travail. Elle eut une seconde peur que la poussiere s'attaque à son manoir et cela dut se voir sur son visage parce qu'Astraea s'empressa de la rassurer avant d'évoquer Ab. Ethel n'eut pas besoin de suivre son regard pour savoir de qui elle parlait. Son visage rayonna soudainement de bonheur.

"Abraxas Malfoy. Nous avons prévu de nous marier apres la guerre. Se marier avant serait idiot étant donné les risques."

Un silence

"Vous connaissez la famille Malfoy ? Ils sont au conseil je crois."
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MessageSujet: Re: Jardinage   Jeu 3 Jan - 15:44

Diantre ! La chère petite savait faire de l’esprit ! Etonnant ! Non pas qu’Astraea l’avait considérée comme une primitive au premier coup d’œil ; mais vivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec des hommes aussi brutaux que crasseux entachait votre lucidité. Si bien que vous oubliiez que d’autres personnes pouvaient encore comprendre les nuances de l’ironie et l’aspect véritablement drôle d’une bonne blague. Avec son équipe, c’était différent : ça causait sexe, sorcières « à poil » et escarmouches avec un rival. La belle vie, hein ? Généralement, Astraea leur distribuait une bonne claque à chacun pour les replonger dans leur travail. Ethel Halloway représentait tout ce que l’on pouvait attendre d’une fille de bonne famille : bien éduquée, fine, élégante et polie. Le portrait craché de la mère d’Astraea. Il n’étais d’ailleurs pas surprenant de la savoir mariée - en revanche, identifier le prétendant comme étant Abraxas Malefoy tenait de l’insolite. Allons donc ! La grande et illustre lignée des Malefoy ! Mais décidément, cette fille avait bon goût !

_ Bien évidemment que je connais la famille Malefoy, rassura la ministre d’une voix rauque et encore grave de surprise. Frederius Malefoy – qui siège actuellement au conseil comme vous l’avez si justement souligné – a récemment été décoré de l’Ordre de Merlin, troisième classe. Après tout, il nous a grandement aidé dans la localisation d’un espion de Grin… de l’Indésirable au sein même du Ministère. Vous devez être très fière.

Et il y avait de quoi. S’associer à une réputation aussi bien établie tenait du luxe. Et Ethel devait sûrement le savoir – la maligne.

Astraea reposa sa tasse de thé – désormais vide de tout nectar sucré. La jeune fille avait-elle un jour pensé à entamer une carrière au ministère ? Le cœur de la ministre gonfla d’orgueil à cette simple évocation. Introduire progressivement des femmes au sein de cet univers macho et sexiste avait été son objectif secret (mais non moins principal) dès sa nomination au poste de ministre. La méticulosité et l’intuition féminine auraient fort à y faire, et le moindre coup de main délicat serait le bienvenu. De toute manière, nous étions en temps de guerre, et les hommes iraient se battre au front. Aussi faudrait-il engager des femmes pour endosser les tâches des décédés. Cette initiative était morbide, certes, mais il fallait prévoir large. Même Astraea elle-même risquait d’y rester. Elle comptait bien faire la peau de cette Valéria Flavia, quitte à y laisser une partie de son âme. Sa main trembla un peu sous l’effet d’une colère immédiate – faiblesse qu’elle occulta dans un repli de sa robe. Elle n’aimait pas dévoiler sa face sensible.

_ Vers quel domaine comptez-vous vous orienter après vos études ? questionna-t-elle doucement.

Elle s’était finalement décidée à récolter l’information ; on ne sait jamais. Le culot, cela avait parfois du bon…

_________________
"Nous devions entamer les négociations préventives,
L'individu refusa de coopérer.
De prévention, nous passâmes aux muscles ;
L'affaire fut conclue dans un bain de sang."


Astraea Selwyn, ministre de la magie.
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