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 17, Anstey\'s cove Road, Torquay

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Deneb de St-Just
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MessageSujet: 17, Anstey's cove Road, Torquay   Dim 16 Sep - 22:28

14 Juillet 1941, 13h45

Anstey's Cove Road était une rue anglaise parmis d'autre. Bordée comme toute allée de cottages petits et rigoureusement entretenue. Des deux côtés. Les trottoires étaient impeccablements balayés, la pelouse tondue et, devant chaque maison, un petit mur de brique ne s'interrompait que pour des portillons à la peinture à peine délavée par le temps. La plupart des jardinets fleurissaient de quelques gros bouquets de marguerites ou de fleures sauvages.
Torquay était une ville trop petite pour être inquiétée par les bombardements, et la rue ne souffrait donc d'aucun dégâts pour tâcher son paysage.

Un jardinet, en particulier, se distinguait par les radiantes roses rouges, blanches et jaunes qui poussaient sur les murs et en arbustes épineux autours de l'uniquement banc en fer forgé. Un buisson de fleures rouges avait même grimpé jusque par dessus le muret, l'une de ses branches coulant paraisseusement jusqu'au gazon qui bordait le trottoir.
Pourtant, nulle ronce ne s'aventurait sur le banc ou sur le chemin de gravier qui reliait le portillon à la porte d'entrée. Et pour le sorcier qui passait, en ce début d'après midi, les roses revêtaient soudain une couleur bleue grise, mélancolique, absolument impossible chez des fleurs moldues.

Couleur invisible aux yeux de la voisine qui, le dos courbée sur son ample poitrine, tailladait la terre de son jardinet avec une petite pelle pour y planter des choux.
Invisible également, le sorcier blond qui, assis sur son banc, dessinait au fusain cette femme entre deux âges, habillée d'une robe de toile noire et aux yeux tristes. Deneb avait activé les sortilèges anti-moldu autours de son jardin, sachant que sa présence ne serait guère la bienvenue : la voisine venait de perdre son époux, aviateur, et St-Just lui avait, disons... tenu compagnie en quelques occasions. Nul besoin de lui rappeller qu'en plus d'être veuve, elle était une veuve infidèle.

Il avait dit à Dumbledore de transplaner directement dans le jardin. Si ce vieux fou avait un minimum de jugeote, il s'exécuterait au lieu de jouer les idiots trop fiers : Deneb avait tout sauf envie d'attirer l'attention parce que le Directeur des Gryffondor était apparut devant sa porte avant de disparaitre dans son jardin.
A cette simple pensée, sa bouche prit un plie contrarié et les roses à ses côtés se teintèrent légèrement, très légèrement de rouge, devenant un peu plus violettes.
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Albus Dumbledore
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Lun 17 Sep - 2:00

De la jugeotte, Albus Wulfric Brian Perceval Dumbledore en avait à revendre. Mais il avait aussi beaucoup de savoir vivre et de politesse parfois un peu dépassée dans cette époque moderne. On ne transplanait pas directement dans le jardin d'un de ses collègues (car en parlant de St Just, même s'il faisait des efforts pour montrer la cohésion de l'équipe enseignante aux élèves et à l'extérieur du château, on ne pouvait pas utiliser des termes comme 'amitié'. Le Directeur des Poufsouffle était bien trop imprévisible pour que le professeur ne l'estime réellement.) sauf lorsqu'on avait vraiment la flemme d'enfiler un costume moldu et que le rendez-vous était en plein jour (et que donc l'éteignoir n'était d'aucune utilité).

C'est avec un crac quasi inaudible que cet homme transplana dans le jardin de son collègue, juste entre le professeur et son modèle. Il était vêtu d'une longue robe d'un profond violet et avait une sorte de curieux bonnet de la même couleur, décoré de rose (la couleur, aucun lien avec les magnifiques fleurs que l'exentrique sorcier effleurait à présent de sa main droite).

"Salutations. C'est un magnifique jardin que vous avez là."

fit-il d'une voix douce et d'un ton approbateur plus pour signaler sa présence que pour engager réellement la conversation. C'était lui qui avait demandé cet entretient. Sous prétexte d'un objet qui pourrait intéresser le professeur d'histoire de la magie mais plus en fait par curiosité et pour sonder cet être qu'il n'arrivait pas à cerner vraiment.
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Deneb de St-Just
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Lun 17 Sep - 19:16

"Salutation. C'est un magnifique chapeau que vous avez là," répondit Deneb en imitant le ton de Dumbledore. Son carnet à dessins s'était prestement refermé et, avec des mouvements à la fois efficaces et vifs, il rangea le reste de son matériel dans une petite boîte en fer.
Il allait sans dire que c'était tout à fait ironique : St-Just n'avait pas une haute opinion des goûts vestimentaires de son collègue. Mais comme le lui dire aurait été à la fois inutil, blessant, déplacé et, en prime, un mauvais mouvement stratégique, Deneb n'avait pas crut bon de glisser dans ses propos la pointe mordante... ce petit quelque chose qui aurait permis de savoir qu'il n'était pas sincère.

Cependant, les roses alentours avaient en partie laissé choire leurs pâles couleurs bleutées pour se parer, aussitôt, d'une sorte d'orange pastel, presque blanc.
De la mélancolie, Deneb était passé à une sorte de fierté un peu tristounette, car il savait Dumbledore sincère. Le compliment le touchait, bien qu'il ne puisse l'expliquer... à voix haute.

"C'est un cadeau. On dit que cette espèce a de grandes vertues protectrices si le propriétaire de la terre où elles poussent les arrosent convenablement," expliqua St-Just d'une voix douce en se levant, glissant un doigt léger sur les pétales. "Je ne sais pas si c'est vrai, mais Torquay n'a pas été bombardé. Vous avez vu ? Pourtant nous avons un radar, ici. Au nord de Babacombe Bay," fit Deneb avec un geste approximatif dans la direction de la baie en question. "Mais ce n'est peut être qu'un hasard."
Et il haussa les épaules, puis fit signe à son collègue de le suivre. La porte s'ouvrit toute seule dès que Deneb eu avancé la main vers elle, obligeante, et très révélatrice de présence quasi généralisée de magie sur les lieux.

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Albus Dumbledore
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Mar 18 Sep - 3:09

S'il avait décelé l'ironie du ton, Dumbledore n'en montra rien. Au contraire, il sourit comme une jeune fille que l'on complimenterait sur sa toilette tandis que ses yeux clairs brillaient d'intelligence. Les gestes de Deneb étaient comme toujours directs et précis mais non dénués de charme. Un peu comme tout le reste de sa personne d'ailleurs.

Albus n'était pas insensible à l'esthétisme en règle générale. Sauf bien sur en ce qui concernait ses habits mais là, c'était plus par goût de la provocation, un besoin compulsif de se démarquer du commun des mortels. Et puis, curieusement, le violet allait bien à la fois avec sa longue barbe aubrun et la couleur particulière de ses yeux. Tout ça pour dire que c'était en connaisseur qu'il admirait les fleurs enchantées de son collègue. Les roses qui changeaient de couleur n'étaient pas si rares mais celles-ci avaient vraiment de très belles nuances pastels qui s'accordaient parfaitement avec leur excentrique propriétaire.

Il écouta avec un interêt réel les explications du Poufsouffle. Il ne connaissait pas cette propriétée des roses et avait toujours soif d'en apprendre le plus possible, quelque soit le sujet. Cela dit, il restait sceptique quand aux capacités de ces frêles fleurs à protéger une ville entière contre la folie des Moldus.

Il haussa lui aussi les épaules. "Elles seraient déjà formidable si elles arrivaient à protéger ce pavillon tout entier. Mais je suppose que vous avez déjà fait le nécessaire. C'est une fort belle demeure que vous avez là."

Le ton était comme toujours affable, bienveillant, peut-être un brin condescendant mais c'était involontaire. Une question stupide lui vint à l'esprit et il la lui posa aussitôt. "Vous ne fêtez pas la fête nationale française ?" Pour autant qu'il le sache, St Just avait été un révolutionnaire français. Un moldu encore assez connu outre manche. Puis, parce qu'il n'avait pas spécialement envie qu'on les voit tous deux discuter et qu'il ne voulait pas donner son objet en plein air, il suivit l'androgyne à l'intérieur de la maison et, poli, enleva son chapeau, décoiffant à peine ses longs cheveux châtains. Ses yeux, curieux, se balladèrent sur les murs et le mobilier tandis qu'il attendait que son hôte lui demande le but de sa visite. Voire lui offre un peu de thé peut-être ? Il avait bien envie de boire un peu.
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Deneb de St-Just
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Mar 18 Sep - 22:39

Deneb laissa un échapper un petit rire qui n'avait rien de féminin et embrasa d'un geste large le jardinet. "Vous avez raison. Je suis trop romantique, n'est-ce pas ? C'est juste qu'elles sont jolies et que l'idée me plait."
Il haussa les épaules, un sourire aux lèvres, et ferma doucement la porte. L'intérieur était plus sombre, privé de lumière car le soleil se trouvait encore de l'autre côté de la maison. Toutefois, il faisait assez clair pour Deneb n'allume aucune lumière.

Les deux hommes entrèrent d'abord dans un vestibule tout à fait anglais : les murs étaient tapissés d'un papier à la mode de 1939, vert pâle, et un parquet de bois craquait doucement sous leurs pieds. La pièce était exagérée petite, comme dans toutes les maisonnettes anglaises. Encore celle-ci était-elle prévue pour une famille, alors que St-Just y vivait seul ! Un armoire à porte vitrée, sur le mur de droite, était remplie de divers objets hétéroclites : trois roses des sables partageaient une étagère avec un sablier de verre et d'argent remplis de poudre de la même couleur. A l'étage d'en dessous, un poignard à lame recourbé exposait aux regards ses gravures somptueuses. Divers autres objets étaient disposés là : une statuette égyptienne, une série de poupées russes en bois peint, un bol chinois en porcelaine...

St-Just s'engagea ensuite dans un couloir étroit, horné de divers photos dans des cadres de bois. On pouvait y voir un Deneb adolescent, la poitrine placardée de l'écusson des Poufsouffle, son diplome de BUSEs en main ; l'image d'à côté le montrait en habit de touareg sur un fond de dunes, la suivante au Louvres au bras d'un de ses cousins. Il manquait un cadre, et l'espace suivant montrait des neiges sibériennes ; St-Just y portait un long manteau de fourrure blanche et de velour bleu. Le même que celui qu'il portait toujours à Poudlard en hiver.

"Le quatorze Juillet ? Non. C'est pour cela que les roses étaient ternes. Dans quelques mois il n'y aura plus de France, vous voyez. Mon nom ne voudra plus rien dire du tout."

Le couloir déboucha sur un salon petit mais cosus, lui aussi occupé par quelques armoires de souvenirs, les murs bardés de photographies diverses. Deneb désigna le canapé de riche brocard rouge alors qu'il passait en cuisine : une théière fumante n'attendait que l'invité.

"Du thé ?" proposa le professeur en revenant, un grand sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Lun 24 Sep - 5:27

Evidemment qu'il avait raison ! Il avait toujours raison. Enfin 98% du temps en tout cas. Le rire grave et raisonnable d'Albus se mêla à celui de Deneb tandis qu'il répondait d'un signe de tête à la déclaration de ce dernier. Il suivit le Poufsouffle jusque chez lui, pensif. Il se demandait pourquoi St Just avait parlé de ses fleurs. Par simple amour de l'hoticulture ? Par orgueil ? Par romantisme comme il le disait lui-même ? Pour prévenir Dumbledore que la demeure était protégée contre les ennemis ? Dans ce cas considérait-il le Gryffondor comme l'un de ces ennemis potentiels ou pas ?

Soyons clair, Albus ne se méfiait pas de Deneb. Pas plus qu'il ne se méfiait de toute personne ne faisant pas partie de son cercle. Car il en avait un, composé le plus souvent d'anciens élèves dont il avait tout particulièrement surveillé l'éducation. Slughorn proclamait sans honte qu'il avait des 'chouchou' en les invitant dans le très fermé 'Club de Slug' mais lui n'en avait même pas confiance. Enfin, tout ça pour dire que son questionnement concernant son collègue venait simplement du fait qu'il ne le connaissait somme toute pas si bien que ça et qu'il n'était pas du genre à considérer tout le monde comme un ami. Même s'il prétendait souvent le contraire.

Tout en réfléchissant, Dumbledore regardait autour de lui. Ses sens ne perdaient pas une miette de ce qu'il voyait et son incroyable mémoire enregistrait tous les détails avec la précision d'un ordinateur moldu (ou presque fallait pas exagérer non plus). Ses sourcils se levèrent à la vue du cadre manquant mais il ne posa pas de questions. Deneb était très bavard sur certains côtés de sa vie (genre les roses, au hasard) mais pouvait être très discret sur d'autres. Albus, s'il n'aimait pas trop ne pas savoir, était trop bien élevé, trop discret et surtout trop secret lui-même pour insister. Mais cette omission était importante, il allait falloir qu'il se renseigne dessus. Lorsqu'il aurait le temps. Il laissa échapper un soupir. Le temps était ce qui lui manquait le plus.

"Plus de France ? C'est à ce point ? Je pensais le sentiment national plus fort. Haut les coeurs St Just, notre voisine ne va pas tomber en cendres pour une simple invasion. Elle rebondira. Après tout, elle a été puissante, sa langue fut parlée sur trois continents si on compte la Russie comme étant asiatique..."

Le pessimisme de Deneb inquietait toutefois Dumbledore plus qu'il ne voulait l'avouer, ce qui se voyait par ses lèvres légèrement pincées. La France était la seule chose qui occupait encore Hitler et l'empêchait de jeter toutes ses forces contre la grande bretagne...
Une offre alléchante, coupa court à ses pensées. Albus sourit dans sa barbe et reporta son attention sur son hôte en s'asseyant.

"Ma foi, ce n'est pas de refus merci."

La pièce dans laquelle ils se trouvaient était joliment meublée. Il résista à l'envie de se lever pour admirer les photos et tritura dans sa poche l'objet qui était le but de sa visite.

"J'admire votre discrétion et votre patience Professeur St Just. Vous ne m'avez pas encore demandé quel était le but de ma visite."

S'il y avait de l'ironie dans sa phrase, elle était très difficilement perceptible, mais les yeux brillants d'amusement et d'intelligence d'Albus n'excluaient pas une possible taquinerie. Allez savoir avec lui !
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Deneb de St-Just
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Lun 24 Sep - 19:24

"Après trois ans de guerre totale ?" soupira Deneb en revenant avec le thé. "J'en doute sincèrement, Professeur. Le Reich est en train de massacrer toutes les forces armées de la France Sorcière. S'ils s'y prennent avec la même méthode que leur penchant moldu... ou s'ils faisaient juste comme ils l'ont fait en Allemagne... les dirigeants y passeront aussi."

Soyons clairs. Deneb ne se méfiait absolument pas de Dumbledore (ou tout du moins en apparence). S'il reprochait publiquement à son collègue une certaine hauteur et sa lenteur à aller botter le cul de Grindelwald, il avait confiance en lui et ne craignait absolument pas de donner le fond de sa pensée sur cette guerre. Quand bien même son avis n'était pas en faveur d'une victoire sur la campagne de France. Ce qui, du point de vu de la Selwyn, n'était pas un très bon point.
Autrement dit, la franchise de St-Just à ce sujet devrait balayer quelques doutes de Dumbledore à son sujet... un Poufsouffle ne calculait pas ce genre de choses, n'est-ce pas ?

"Et qu'en restera-t-il ensuite, je me le demande," murmura Deneb en versant le liquide fumant et ambré dans de délicates tasses de porcelaine anglaise. "Sa jeunesse décimée, les intellectuels non collaborateurs en fuite ou exécutés... et depuis 1933 on prévoit de libérer l'Allemagne de Grindelwald, pourtant il y est encore !" rappela le blond en tendant le thé à Dumbledore, une pointe de reproche dans la voix. "Ce n'est pas que je me plaigne, Albus, mais il faudrait bien que quelqu'un finisse par faire quelque chose. Je sais que notre Ministre est une diplomate exécrable, mais ne serait-il pas possible qu'on en appelle aux Amériques ? Ou même à l'Inde ! Ne se vantaient-ils pas d'être une grande puissance magique, dernièrement ?"

Une légère rougeur avait gagné les joues de St-Just alors qu'il se lançait dans sa harangue de fin du monde, avant de se laisser choir fort téâtrallement dans le second fauteuil du salon. "Toutes mes excuses, je monopolise encore la conversation ! Un de mes viles défauts. Mais dites, dites ! J'étais très curieux de le savoir mais ces histoires de politique et de guerre m'ont tout à fait sorties cela de la tête. Ce sont des sujets tellement passionants dans le passé. Si ce n'était pas un pays que j'aime temps qui en souffrait, j'aurai volontier écrit quelques mémoires mais... Oh, je recommence. Vous disiez ? la raison de votre présence ?"

Et, pour la première fois depuis l'arrivée de Dumbledore, Deneb lui accorda toute son attention, parfaitement silencieux et le regard fiché droit dans les pétillantes iris de son interlocuteur.

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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Sam 29 Sep - 7:57

Mais tous les arguments pourtant bien pensés de Deneb ne pouvait entamer la foi affichée du Professeur en l'humanité, qu'elle soit moldue ou sorcière. Au fond de lui, nul ne savait ce qu'il pensait. Albus était trop intelligent pour se prendre à ses propres paroles, mais ce n'était pas de n'importe qui qu'ils parlaient. Grindewald...ne pouvait être aussi mauvais. Après tout ils étaient contemporains tous les deux. Quand à Hitler, ce n'était qu"un moldu après tout. Donc pas une menace sur le long terme.

Trois ans déjà. Il lui semblait que les hostilités avaient débuté la veille. Le temps passait si vite depuis qu'il avait passé la barre des 90 ans. Certes il n'avait pas l'air bien vieux mais il avait vécu toutes ces années intensément et elles étaient gravées dans son coeur et dans chacunes de ses pensées. Un homme aussi jeune que St Just, un enfant presque à ses yeux, ne pouvait pas comprendre ce qu'il pensait vraiment.

Et en effet, Albus n'avait aucun doute en ce qui concernait les loyautés de Deneb. La seule qu'il avait était la peur que le patriotisme français ne l'oblige a tout quitter pour 'sauver la patrie de ses ancêtres' mais le laïus du Poufsouffle l'avait totalement rassuré sur ce point.

Le vieil homme suivit de ses yeux clairs le liquide ambré couler dans les tasses exquises de son collègue. Le thé. Encore tout un symbole...qu'il développerait plus tard.
Il prit tranquillement la soucoupe que lui tendait son 'ami' et porta le liquide odorant à ses lèvres, les avançant de façon presque comique pour ne pas risquer d'en renverser sur sa moustache ou sa barbe. Il en était fier mais c'était un coup à prendre pour pas qu'elles ne ressemblent à un garde manger nain. Il ne réagit pas à la petite pique du blondinet. Ils ne pouvaient pas comprendre. Seuls Alberfoth, Grindewald et lui savaient.

Les yeux intelligents du Professeur se posèrent sur le poufsouffle lorsqu'il se 'jeta' dans un fauteuil. Il ajusta ses lunettes sans en avoir besoin. Le sorcier avait légèrement rougit sous le feu de la passion. On disait sans doute vrai, dans tout historien se cachent un philosophe et un patriote. Curieux mélange aux yeux de l'anglais dont l'éducation avait été très différente.

"Ne vous excusez pas, vous êtes tout à fait passionnant, le savez vous ?"

Comme pour démentir ses propres paroles, Dumbledore but tranquillement une gorgée de thé qu'il savoura tranquillement avant de reposer la tasse sur la soucoupe et fermer à demi les yeux, une expression de contentement affichée (donc fausse) sur son visage.

"Oui donc, c'est étrange que vous parliez de mémoires, parce que justement, je lisais celles de César, vous savez, les commentaires, dans le magicobus et il m'est venu une idée..."

qui n'avait rien à voir avec l'objet qui pesait dans sa poche. Mais puisqu'il avait une raison pour sonder St Just et en apprendre plus sur lui pourquoi ne pas en profiter n'est ce pas ? Juste au cas où. On ne savait jamais.
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Sam 29 Sep - 19:26

"Passionant ? Passionant vous dites ? Ce n'est pas très gentil," répondit Deneb avec une petite moue vexée, délaissant son thé pour laisser croiser bien sagement ses mains pâles sur ses genoux. "Quand on dit à quelqu'un qu'il est passionant, ça veut dire qu'il est assomant. Enfin, lorsqu'il parle beaucoup, je veux dire. Mais merci pour la tournure. Le tact était appréciable," acheva le blond avec un sourire réjouit, sur un ton qui aurait tout à fait convenu pour dire qu'il pleuvait. Impossible de savoir s'il plaisantait : St-Just pouvait avoir l'air blessé parce que vous ne lui aviez pas rendu un devoir à temps, ou au contraire ne pas battre d'un cil quand vous lui balanciez les pire atrocités à la figure. "C'est étonnant, d'ailleurs. Comme vous baladez toujours les gens avec vos gentillesses. Aussi belles que des roses mais sans beaucoup plus de franchise," murmura Deneb alors que son sourire se changeait en un léger rictus.

Ses yeux violets semblèrent un instant se voiler et il tendit son bras gauche vers sa propre tasse. Mais le temps que la porcelaine ai touché ses lèvres, le trouble semblait être passé, et St-Just sourit de nouveau, avec cette étrange manière qui était la sienne : omettre un acte comis quelques secondes plus tôt, avec le naturel le plus dérangeant et le sourire le plus lumineux du monde.

"Une idée ? Tiens donc ?" demanda poliement le professeur, la voix douce. Comme s'il n'avait pas insulté son collègue quelques instants auparavant. Mais après tout, ce n'était pas la première fois qu'il lui signifiait avec plus ou moins de finesse qu'ils étaient bien loin de l'amour fou. "Dites moi donc cela. Je suis toute ouïe, mon cher."
Et une fois de plus, son sourire se fit tout à fait charmant.

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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Mar 2 Oct - 5:35

Ohoh ? Un point d'amour propre blessé ? Pourtant il n'avait pas été ironnique. Enfin peut-être... ou pas. Chaque mot de St Just était choisit comme l'avait été le moindre tableau sur les murs ou revêtement du canapé. Et à ce titre, chaque mot de St Just avait été étudié par Albus avec autant de soin.

Dumbledore ne se demanda pas s'il avait réellement blessé son collègue. Deneb jouait les vexé, il avait donc la politesse de le croire sur son ton. Ce qui ne l'empêcherait pas, après, lorsqu'il prendrait le temps d'analyser la conversation, de s'interroger sur les motifs de cette soudaine susceptibilité. Il laissa tout de même échapper un regard pénétrant et étonné qu'il dirigea vers les prunelles claires du Poufsouffle.

Mais l'orage était passé sur cette dernière pique. Le visage mobile de son vis à vis changea alors qu'il prenait une gorgée de thé et c'est tout à fait aimablement qu'il relança la conversation.

"...rien d'important, tout compte fait."

Il porta sa main à sa poche et en sortit un curieux objet était d'un blanc crème rappelant l'ivoire jaunie. Il s'en dégageait une légère aura magique qui rappelait celle des dragons. C'était une boite octogonale unie et sur laquelle on pouvait lire (gravée à l'intérieur du couvercle) 1789 - Flavius Belby - Paris.

Avec un sourire et sans un mot de plus (prouvant malgré tout que les attaques de St Just avaient portées...ou qu'il voulait le faire croire), il lui tendit l'objet.
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Mer 10 Oct - 21:59

Regard que soutint St-Just. Que Dumbledore impressionne les élèves ou les simples d'esprit, libre à lui. Mais depuis dix ans qu'il le cotoyait, Deneb avait appris à ne plus se laisser marcher dessus par ce vieux fou.
Quitte à en appeller à Dippet pour faire respecter ses décisions, en passant par dessus le vice-directeur. Poufsouffle n'était pas une annexe de Gryffondor, à la fin !

"Bien sûr," répondit le professeur avec un sourire quelque peu ironique, mais sans se départir d'une certaine douceur. "Vous êtes venu supporter ma présence puérile, dans un quartier moldu, pour quelque chose de très secondaire, alors que nous pouvions nous voir tous les jours à Poudlard ?"

Alors, aussi surprenant que cela paraisse, Deneb joignit les deux mains en un geste de bonheur, un sourire long d'une oreille à l'autre, comme si Dumbledore venait juste de lui offrir la moitié de l'Angleterre. Un peu plus et il avait même des étoiles dans les yeux.

"Avouez, je vous manquais !"

Et vu son ton (du genre "oh oui je veux t'épouser !") impossible de dire non, à moins d'être tout à fait sans coeur et de vouloir se prendre la théière dans la tête.

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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Lun 15 Oct - 2:06

Il savait pourtant qu'il était inutile d'essayer de faire baisser les yeux à cette bourique de St Just. Mais il continuait à essayer de temps à autre, au cas ou. Plus par habitude qu'autre chose il fallait bien l'avouer ! Par Merlin, parfois il aurait aimé pouvoir se servir de sa légimentie et voir à quoi pensait ce curieux bonhomme. Mais pour commencer la légimentie était réglementée (il en savait quelque chose, il avait aidé à rédiger cette loi) et en plus il ne voulait pas que le monde sorcier sache qu'il s'était amusé à développer ce don.

Tiens, amusant, Deneb semblait bien prendre sa petite blague et répondait sur le registre de l'auto-dérision et de l'ironie maintenant. Mais il ne pouvait pas rester le même homme plus de cinq secondes ? C'en était fatiguant.

Une lueur amusée passa dans les yeux bleus du gryffondor qui haussa les sourcils sans répondre à la question du poufsouffle. S'il avait répondu non, il aurait été bêtement agressif. En répondant oui d'une voix calme, il aurait été sans humour, et répondre sur le même ton que le jeune homme était hors de question. Il aurait aussi pu détourner les yeux et faire semblant de rougir mais il n'avait pas envie d'entrer dans ce genre de jeu. Il n'avaient pas gardé les cochons ensemble pour autant qu'il le sache.

Voyant que son hôte était trop occupé à plaisanter pour prendre l'objet, il le posa sur la table (ce qui lui donnait une bonne raison pour détourner les yeux) et ajouta tranquillement :

"Je me suis simplement dit que, connaissant votre amour de l'art, vous pourriez m'aider à trouver l'origine de cet objet. Un ami me l'a envoyé par hibou il y a quelques jours pour savoir si je pouvais deviner de quoi il s'agissait et je pense qu'il pourrait vous intéresser."
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Deneb de St-Just
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Sam 20 Oct - 15:06

Malheureusement non, il n'était pas possible d'avoir sous la main un Deneb non agaçant. Le Poufsouffle prenait même un malin plaisir à agacer son vis à vis. On pouvait dire ce qu'on voulait, non, les Pouf' n'étaient pas forcément des petits idiots qui se roulaient aux pieds des autres...
Et il serait temps que Dumbledore l'apprenne !

"Ah bon ?" demanda le professeur en haussa les deux sourcils, très haut, comme si Albus lui avait vraiment fait une très, très agréable surprise à laquelle il ne se serait pas du tout attendu. "Je ne savais pas que vous saviez que j'aimais l'art ! En fait, vous savez beaucoup de chose qu'on ne sait pas que vous savez. C'est très agréable de se découvrir qu'il y a autre chose dans votre vie que les douze propriétés du sang de dragon," ajouta Deneb en hochant la tête d'un air entendu.

Nouveau sourire trop sympathique.

"Mais ouvrez donc," finit-il par dire en désignant, d'un geste ample et élégant, le coffret. "Honneur à l'invité."

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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Dim 21 Oct - 2:52

Cette fois l'ironie s'adressait directement à lui. Albus ne dut qu'a sa grande sagesse et à son âge déjà mur pour ne pas se lever et partir sur le champs. La patience n'était pas le fort des gryffondor. Et a bien y penser, la modération non plus.

Heureusement ses fameuses études sur le sang de dragon, la compagnie de Nicolas Flamel, son bon ami et 98 ans sur cette curieuse terre lui avait appris à ne pas se laisser aller aux premiers emportements de son coeur.

"L'ironie ne vous sied pas très bien, St Just, vous devriez vous en tenir là."

Laissa-t-il échapper tranquillement en portant sa tasse à ses lèvres, répétant sa curieuse mimique pour ne pas salir sa belle barbe. Oser prétendre qu'il ne s'intéressait qu'au sang de dragon...quelle impertinence ! Que savait-il se blanc-bec de qui il était vraiment ?C'était tellement facile de juger ainsi. Il avait assez prévenu Dippet de l'erreur qu'il avait fait en promotant Deneb mais le serpentard n'avait rien voulu entendre, refusant de donner ses raisons au vice directeur. Albus avait été assez intelligent pour ne pas insister mes les magouilles stupides du jaune et noir arrivaient parfois à l'énerver pour de bon.

"Si vous y tenez, mais vous savez, je sais déjà ce qu'il y a dedans."

Il ouvrit la boite d'un geste précis et dévoila un bracelet d'argent findement tressé dont les runes avaient été à moitié effacées par le temps. Il suintait de pouvoir mais il était difficile, à première vue, de savoir de quoi il s'agissait.

[HJ Na ! J'aime trop ce bracelet ^__^]
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Deneb de St-Just
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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Mer 24 Oct - 21:34

Magouilles ?

Allons bon ! Ce n'était pas un crime que de trouver la pédanterie de Dumbledore un poil agaçante. Lorsqu'il était arrivé à Poudlard, dix ans plus tôt, St-Just avait, semble-t-il, prit en horreur certaines habitudes quelque peu énervantes du grand roux. Mais dix ans, c'était long et, à présent, il arrivait que l'arrogance d'Albus fasse déborder le vase.

Arrogance qui revenait au galop. Deneb se rengorgea, porta sa tasse à ses lèvres avec dédain et se désintéressa de l'autre juste assez longtemps pour lui faire comprendre qu'on était chez lui. Et donc que, si Dumbledore n'avait pas envie de le supporter, il n'avait qu'à rester chez lui.

"Avouez tout de même, mon cher, qu'il n'est pas commun que vous accordiez le moindre intérêt à ma personne. Ni même aux Poufsouffles en général. Nous étions toujours les derniers dont vous connaissiez les noms."
Biensûr. Parce qu'il ne fallait pas être méfiant comme avec les Serpentard. Parce qu'ils n'étaient pas brillants comme les Serdaigle. Et n'avaient pas non plus la valeur des Gryffondor. C'est fou comme on oubliait toujours les Poufsouffles...

"Ceci étant dit, vous n'êtes pas venu pour m'entendre répéter que je n'apprécie guère votre partialisme, n'est-ce pas ? Voyons donc ce bracelet."

Et contrairement à un certain blond qui, quelques cinquante quatre ans plus tard, allait provoquer un fiasco monumental en enfilant ce bracelet sans chercher à savoir ce que c'était, Deneb se montra très prudent : il ne toucha pas l'objet, mais prit doucement le coffret, le posa sur ses genoux, tira sa baguette et commença à murmurer d'étranges mots. Ils semblèrent n'avoir aucun effet, mais il fronça les sourcils...

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MessageSujet: Re: 17, Anstey\'s cove Road, Torquay   Jeu 8 Nov - 22:34

Albus était comme nous l'avons dit, loin d'être un idiot. Il savait pertinnement que Deneb ne l'appréciait guère. De toute façon c'était partagé. Lui avait toujours su repérer au premier coup d'oeil les jeunes prometteurs et le jaune et noir était bien trop...instable...désagréable...impulsif... et il en oubliait surement plein. Mais il comprit rapidement ce que le silence dufrancais voulait dire et décida de ne plus répondre aux provocations de son hôte autrement que par le silence, les sourires ou les moqueries.

Aussitôt décidé, aussitôt fait. La réclamation jalouse et puérile du jeune homme n'eut donc aucun effet sur le sorcier, mis a part celui de faire un peu plus briller ses yeux clairs. Serait-ce là le fond du problème ? Une jalousie envers les autres maisons et l'intéret qu'il portait aux autres élèves et professeurs principalement les gryffondors et les serpentards ? Par Merlin ce serait vraiment stupide et très drole !

"Non en effet, je pense que nous avons déjà fait de nombreuses fois le tour de cette question et qu'il vous est aussi impossible de me convaincre que moi de vous prouver qu'il n'en est rien."

Il reprit tranquillement une gorgée de thé. Cette entrevue était vraiment très intéressante. Deneb savait-il à quel point il venait de se dévoiler ? Probablement pas et c'était mieux ainsi. Toute information était bonne à prendre et contrairement à ce qu'il croyait, le gryffondor était très attentifs quant aux faits et gestes de son collègue de Poufsouffle. Si Deneb savait qu'il était bien placé dans les préoccupations du vice directeur peut-être lui en voudrait-il moins !

Il lui laissa quelque temps pour examiner l'objet et lança amusé mais également curieux de tester le sens des déductions du jeune homme :

"Alors, qu'en pensez-vous ?"
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